De quoi WazeMusic est-il le nom ?

Publié le par Nguema Ndong

De quoi WazeMusic est-il le nom ?

« C’est en disant la vérité que je me fais des ennemis. » Socrate

 « L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. »  Albert Camus Discours de Suède, 1957

Je m’interdis de plonger dans des fosses septiques, c’est-à-dire perdre mon temps à lire des articles qui souffrent d’une vacuité substantielle sidérale aux antipodes du type de lectures auquel je suis habitué. Mais récemment, on m’a cité dans un fatras qui faisait sans doute suite à un débat que nous avons eu sur Facebook. J’étais par conséquent condamné à faire entorse à mes us, c’est-à-dire à me coltiner pendant quelques minutes — qui m’ont paru aussi longues que des heures — la lecture des amphigouris de Wazemusic. Ces énergumènes ont trouvé bon de pondre un article, l’archétype même d’un autodafé de l’intelligence, pour faire le bilan du rap conscient au Gabon. Une étiquette que je n’ai jamais voulu porter — comme Régis Debray, je pense qu’un citoyen doit être sans étiquette. Pendant un moment, je me suis cru atteint de trichotillomanie. Le chapelet de billevesées dévidées dans ledit texte me donnait tellement envie de m’arracher les cheveux. 

Cet article scatologique rédigé avec l’affect et le pathos (ici, on parlera des passions tristes comme l’aurait dit Spinoza) d’un auteur blessé dans son amour-propre nous montre combien de fois, il est difficile à certains de changer. En effet, au cours de ce fameux débat, nous avons signifié à notre écrivaillon que ses arguments étaient le reflet pathologique d’une carence de culture hip-hop. Il est inadmissible de prétendre être un spécialiste dans un domaine quand on y présente des insuffisances manifestes. Comment peut-on dire que le R&B est une discipline du Hip-Hop ? Mais engoncé dans sa tunique de grand chroniqueur d’une fabrique d’abrutis, notre ami a jugé bon de camper sur sa position en allant écrire un article, diffus, à charge contre nous. En s’enfonçant inexorablement dans son antiparastase. Retranché derrière ses affirmations gratuites, il endossa alors la toge du procureur du moment rappologique gabonais, comme cette engeance de plumitifs qui pullulent sur Internet. 

Dès l’abord, je me suis dit que cet article ne valait pas la peine d’y répondre. Aquila non capit muscas. Parler en bien ou en mal d’une insignifiante personne, c’est lui faire de la publicité gratuitement. Mais, en y réfléchissant, certaines précisions s’imposaient. Laisser les choses en l’état, c’est participer à l’entreprise de crétinisation que mènent tous ces plumitifs. « La tolérance devient un crime lorsqu’elle s’étend au mal » dixit Thomas Maun. Ainsi, aux accusations qui nous sont portées, des réponses appropriées. Je pense que procéder de la sorte, c’est faire œuvre pie. Aussi, pour des raisons d’intégrité, nous devons répondre avec aplomb à toutes les provocations auxquelles nous sommes en but : « Nous n’aimons pas la guerre. Mais nous n’en avons pas peur » disait Mao Tse Dong.

Faire du Boom Bap serait has been

La plupart des chroniqueurs pensent que le rap doit être uniforme et que tout le monde doit coller à la tendance — c’est là notre principal point désaccord. À cette involution, Coco Chanel aurait répondu « pour être irremplaçable, il faut être différent ». Ce n’est pas en se fondant dans l’homogénéité que l’on va marquer les esprits. Mais c’est en proposant une offre musicale différente que l’on attire l’attention des gens. La beauté de l’arc-en-ciel repose sur son hétérogénéité. Et le fait de demeurer fidèle à un style que beaucoup pensent passé de mode ne constitue en rien une tare ou l’expression d’un philistinisme. Yves Saint Laurent disait à cet effet : « la mode passe, mais le style reste ». Oui, ce qui reste des hommes, c’est l’essence de leurs œuvres. « La vraie noblesse est celle que l’on acquiert par sa valeur » dixit Ampaté Ba. Le primat de l’éthique de conviction (comme dit Weber) sur chacune de nos entreprises fera de nous des hommes d’honneur et non des soumis aux changements de tendances.

On nous reproche, dans ledit article, de continuer à faire du Boom Bap, quand toutes les playlists sonnent Trap. Pis, nous continuons de faire du rap sociopolitique. Dym Killaz et son factotum considèrent cela comme une hérésie. À leurs yeux, nous ne sommes que des geignards claquemurés dans un style empoussiéré, rébarbatif et qui ont du mal à comprendre que la musique a évolué. Voici ce que dit Dym Killaz sur le sujet lors d’une discussion sur Facebook : « Ils se font rares ces rappeurs conscients. C’était l’apanage des anciens, car au début c’était à la mode de rapper hardcore avec des textes revendicatifs ». Une logorrhée de caniveau ! À le comprendre, dire le réel serait donc une question de tendance. Non ! une question de mode. Nous devons coller à l’actualité qui renvoie le rap à l’expression du nihilisme et de la soumission à l’aliénation d’un divertissement décérébré où le culte du moment présent, du sexe, de l’argent et du narcissisme sont portés au pinacle.

Notre engagement dans le rap repose sur une conscience politique (éthique de conviction) bien rodée qui nous interdit de fermer les yeux sur les conditions des nôtres. Nous faisons chorus avec Camus quand il dit que la grandeur d’un artiste repose sur le service de la vérité et celui de la liberté. Il continue en expliquant que la noblesse de notre métier s’enracine dans deux engagements : le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression. Ainsi, parler de politique dans notre rap n’a rien d’un effet de mode comme le prétendent Dym Killaz et l’engeance de bipèdes décervelés qui pensent comme lui. Toutefois, dans une moindre mesure, je pourrais lui donner raison, car beaucoup se sont mis au rap politique par pur panurgisme et notre cher Dym Killaz en fait partie (j’en reviendrai plus loin). Heureusement que le temps a su révéler la nature de chacun et plein d’imposteurs ont pris la clé des champs. « La vérité est fille du temps » dixit Bacon. Ils ont choisi de rejoindre les rangs de ceux qui veulent à tout prix profiter des lumières de la gloire éphémère. En ce qui nous concerne, ceux qui ont fait le pari du rap sociopolitique et de la parrhésie, nous gardons la conviction que ce pays va mal. Mus par des déterminismes sociaux, nous ne pouvons pas, pour des raisons personnelles et au détriment du plus grand nombre, nous ployer sous le joug du rap constantinien au sens de Cornel West. 

Cornel West est un éminent intellectuel américain ayant lui-même sorti des albums mélangeant le rap et le slam. Il fait une dichotomie du rap dans son livre Tragicomique Amérique. Il oppose le rap constantinien au rap prophétique. Cela fait suite à son opposition entre le christianisme constantinien (qui est né de la conversion de l’empereur romain Constantin) et le christianisme prophétique (la version séminale de cette religion). Le rap constantinien, c’est la soumission aux fétiches de l’Entertainment, du consumérisme, du mercantilisme, de l’impérialisme et de l’égoïsme. Il se nourrit du nihilisme donc « l’hébétude de l’esprit et du confinement de la vie en un éternel présent ». Cela fait obstruction à tout regard porté vers le passé et vers l’avenir. Cette forme de « meurtre de l’âme » ne laisse aucune place à l’engagement politique et au souci des conditions des autres. C’est en quelque sorte l’aliénation à la société du spectacle comme le dit Guy Debord. Alors que le rap prophétique puise sa substance dans la « défiance de l’autorité et le souci de justice pour les plus vulnérables ». Il porte en lui l’humanité.

Dans leur quête permanente du succès, les grimauds de Wazemusic font le choix de l’instant, c’est-à-dire la promotion de la pensée et de la musique fast-food. En somme, ils promeuvent le rap constantinien. Ipso facto, ils voient en nous, les porteurs du rap prophétique, des adversaires. En toute allégresse, ils cassent du sucre sur notre dos. Nous qui osons outrepasser les exigences de la dictature l’urgence — expression empruntée à G. Finchelstein. Car aujourd’hui, il faut faire comme tout le monde ; il faut s’aligner aux méthodes des artistes en vogue ; il faut plaire au plus grand nombre quitte à faire des compris ou à verser de l’eau dans son vin. Et tous les contrevenants à cette dictature l’urgence sont voués aux gémonies. L’urgence étant devenue la norme. Il faut écrire avec célérité, qu’importe si les textes sont pleins de fautes, tant pis si l’on débite des obscénités, tant pis si l’on déverse des non-sens sur les ondes. Il faut changer de style tous les deux mois, on n’a cure de l’identité artistique. Le plus important est d’être à la page. Les radios et les sites Internet réclament du Drake, alors on doit tous se mettre à faire comme le rappeur canadien. Quand ce dernier n’est plus à l’une, on doit faire comme celui qui passe maintenant en boucle sur Trace TV ou celui qui est « validé dans tous les maquis », comme quoi le rap est une musique que l’on doit écouter lorsque l’on est aviné.

Faire de la musique fast-food n’a jamais été mon objectif. Sortir des chansons pour l’instant et que l’on oublie le temps d’après. Des chansons qui s’effacent de la mémoire collective comme de vulgaires dessins sur une plage que la moindre vague emporte. Il y a ceux qui ont une vision statique de la musique (Wazemusic) et ceux qui ont une vision dynamique (nous autres). Dans la chanson Classique qui figure dans l’album C. L.A.M.P. 2 que je partage avec Andgo, je dis ceci : « On veut tous sortir le classique des classiques/fredonné comme le cantique des cantiques/[…] Un album intemporel et factuel/garantissant satisfaction perpétuelle/[…] Sortir un album pour des générations/Inscrit parmi les meilleures réalisations ». Coller à l’instant présent n’est pas mon objectif, mais écrire l’histoire en musique afin que les prochaines générations puissent être en phase avec mes œuvres. Voici le levain de mon engagement artistique qui sous-tend le souci de l’altérité. « Je n’existe que dans la mesure où j’existe pour autrui » dixit Emmanuel Mounier. Cette pensée m’habite depuis la fin des années 1990, dès que j’ai commencé à rapper. En conséquence, j’ai, en presque deux décennies, eu le temps de me bâtir mes propres opinions qui me placent au-dessus des attaques d’un inepte personnage qui a découvert le rappeur Common sur la chanson Glory Feat John Legend qui est sortie en 2015. Alors que le premier album de ce dernier est sorti en 1992. Cela montre que notre chroniqueur ne se contente que des informations fournies par les médias mainstream. Le titre Glory ayant gagné l’Oscar de la meilleure chanson originale, elle est donc de notoriété publique. Lorsque l’on se dit spécialiste dans un domaine, il faut approfondir ses recherches et aller au-delà de ce que le commun des mortels détient.

Je continuerai de faire du Boom Bap, nolens volens, peu m’importe les diatribes des suivistes, car j’aime ce style de musique. Et comme le dit l’empereur dans le film d’animation Mulan : « qu’importe que le vent hurle, la montagne jamais ne ploie devant lui ». Aussi je voudrais dire aux écrivaillons de Wazemusic que le choix du Boom Bap peut aussi s’inscrire dans une stratégie marketing de niche ou de créneau. Cette stratégie consiste à se positionner sur un segment de marché étroit en y proposant un produit spécifique. Le rap aux couleurs vintage des années 1990 constitue à un marché à part entière qui s’agrandit de plus en plus du fait du rejet de la musique mainstream actuelle. Dire que personne ne veut acheter ce qui est ancien, c’est avoir la même pensée que celui qui conçoit le futur comme l’autodafé des vestiges du passé. Décidant alors de tout casser pour reconstruire. C’est à cet instant que la maxime « chaque peuple a le dirigeant qu’il mérite » a tout son sens.

Quand Dym Killaz dit que le rap sociopolitique n’est plus à la mode, je suppose qu’il ne s’est jamais posé la question sur la perception par les médias mainstream — que lui et son factotum vénèrent — de Kendrick Lamar comme est l’un des meilleurs rappeurs de sa génération. Sait-il au moins pourquoi J. Cole et Joey Badass ont une aura plus grande que la plupart de leurs congénères ? Malheureusement, lorsque l’on est assis sur un trop-plein de certitudes, on ne se pose pas les bonnes questions. On s’abrutit avec nos biais de confirmations qui nous condamnent à ne voir le monde que sur le prisme de nos opinions toxiques. Et lorsque l’on constate notre parfaite inculture dans un domaine, on perçoit la chose comme une injure. J’ai la forte conviction que si Dym Killaz et ses séides avaient pris la peine de se cultiver un peu, ils sauraient, par exemple, que la cote de popularité de Kendrick Lamar repose surtout sur l’aspect politique de sa musique.          

« Nos espérances sont les ombres de nos sentiments » F. Nietzsche

 

C’est pour la promotion de notre deuxième album, C.L.A.M.P.2, que je me suis rapproché de Dym Killaz que je connais par l’intermédiaire Keurtyce.E. Il m’a dit que c’était un gars avec qui il a grandi dans le même quartier. Il me l’a présenté comme un ancien membre du groupe de rap NBK (Nartural Born Killa) qui a participé, en 1998, à la compilation de rap gabonais Bantu Mix avec la chanson Anguille sous roche. Nous sommes restés en contact permanent, car j’ai été l’attaché de presse d’Essamkwass. À chaque actualité de Keurtyce.E, je le contactais. Parfois, j’ai dû rédiger des éléments qui étaient publiés sur ce site. Et lorsqu’il a été question de la sortie de C.L.A.M.P. 2, je me suis rapproché de lui. Il m’a donc expliqué que la promotion sur son site était payante lorsqu’il s’agit d’un placement produit. La démarche ne m’a posé aucun problème, car c’est une pratique courante, quel que soit le médium. Je lui ai donné ce qu’il m’avait demandé. Mais ils ont utilisé, dans leur chronique, la présentation de notre album sur leur site comme caution de leur bonne foi en terme ouverture. Ce que le factotum de Dym Killaz n’a pas écrit, c’est qu’ils ont monnayé la publication de cet article, que j’ai, d’ailleurs, rédigé.

Auparavant, j’eus envoyé plusieurs morceaux extraits de notre opus à Dym Killaz qu’il estima ne pas me rentrer dans les standards de son site. Cependant, des blogues américains et des webradios françaises les jouaient. C’est son site, il diffuse ce qu’il veut et il boycotte ce qu’il veut. C’est de bonne guerre. D’ailleurs, dans la chanson VTFF feat Bourbon, enregistrée en 2013, je dis ceci : « si ça colle pas avec ta radio, mani va — y boycotte/si ça colle pas avec ta télé, mani va — y boycotte/mais ne viens pas enculer les mouches en faisant l’expert à deux balles/qui prétend tout savoir, mais au fond ne connaît que dalle... ». Je n’irai jamais pleurer devant qui que ce soit pour que l’on diffuse ma musique. D’ailleurs, après l’étape Wazemusic, j’ai contacté plusieurs radios locales pour y déposer l’album. L’occurrence du mot coca dans les conversations tenues avec les agents des différents médias a fini par avoir raison de notre motivation. Au Gabon, on diffuse plus de musique étrangère, gratuitement, que de musique locale. Mais des individus veulent quand même se gorger les poches au péril des artistes nationaux. Dégoûtés de ces comportements, nous nous engageâmes à consacrer notre promotion sur les réseaux sociaux où la dextérité à utiliser ses canaux de communication suffit largement pour permettre à un produit d’obtenir une grande visibilité. C’est sans acrimonie et sans aigreur que nous avons décidé de boycotter les radios locales. Cette même attitude a prévalu vis-à-vis de tous ces différents sites et blogs qui n’ont pas voulu publier de chroniques de notre album dans leur médium. Aujourd’hui, chacun de nous doit aspirer à l’autonomie en tout et pour tout. Afin d’éviter tout tir ami.

Pour finir.  Comme la plupart des chroniqueurs zélés qui officient à la radio, la télévision ou sur Internet, Dym Killaz est un ancien piètre rappeur. Ces individus ont comme un complexe qui les pousse à haïr le travail de leurs anciens collègues. Pour le cas de notre ami Dym Killaz, cela ressemble à de l’oikophobie. Je ne sais pas si l’échec qui l’a poussé à arrêter de rapper qui nourrit cette haine de son passé. Dans son groupe d’origine, il ne faisait pas sans doute partie des cadors. Vu son manque de talent. Sur YouTube, on peut encore retrouver ses différentes productions datant de 2010. Ces morceaux sont d’une nullité effrayante. Mais c’est lui qui se permet de donner aujourd’hui des notes sur les différentes sorties du pays. Il s’est essayé à une époque au rap conscient sans succès avant de retourner la veste pour exceller dans un rap qui n’est pas de son âge, car il a toujours caressé l’ambition de coller à l’actualité, se soumettre à la dictature de l’urgence. Sa curée du succès dans le rap s’étant soldée par un cuisant revers, il a décidé de lancer sa fabrique d’abrutis qu’il a nommée Wazemusic. Le nom du site est aussi ridicule que les analyses engendrées par cet incubateur de sottises. Ce dernier m’a, à plusieurs reprises, fait la proposition d’intégrer l’équipe de chroniqueurs de ce site. À un moment, nous trouvâmes un accord. J’avais accepté de participer à cette aventure comme contributeur. Heureusement, cela ne s’est pas fait. J’ai failli associer mon nom à cette bêtise. Aujourd’hui, ma E-réputation aurait pu prendre un coup. Les différents textes que je devais publier sur ce site, je les mettrai en lingue sur mon blogue. Je voulais donner une certaine grandeur à ce site, bien que doté de compétences modestes. Mais j’ai compris que l’acquisition du statut de starlette de la société du spectacle faisait courir Dym Killaz, car le rap ne lui a pas permis d’atteindre cet objectif. Je ne participe jamais à une entreprise qui conduit à l’aliénation. C’est pourquoi, pour rien au monde, je n’irai plus voguer sur ces eaux crétinisantes.  

Emoan Ndong Endoumou Etougou, Mekigui ntem meber’adzôm 

Appendice : à propos de l’album C.L.A.M.P.2

Lorsque nous avons pensé notre album, il n’était pas question d’atteindre un grand public. Le choix des musiques et des thèmes restreignait déjà notre audience. Mais cela n’était pas un aveu de faiblesse, au contraire. Chaque élément participatif à son élaboration de ce projet avait un dessein précis. Notre rap, c’est du dilettantisme. Néanmoins, nous nous efforçons de demeurer sérieux dans notre façon de procéder. Nous ne cherchons pas à gagner de l’argent grâce à la musique. Tant bien que mal, nous gagnons (Andgo et moi) nos vies ailleurs. Notre but est de nous faire plaisir tout en profitant de ce passe-temps pour diffuser des messages qui sont le plus souvent sociopolitiques. La qualité a un prix et nous nous sommes attelés à l’atteindre grâce à X-One (le producteur exécutif) et à l’ensemble de nos soutiens. Nous avons décidé de ne le vendre que sur Internet afin de juger la sincérité de tous ceux qui prétendent aimer notre musique. Cela n’empêche pas plusieurs individus à nous demander de leur fournir gratuitement cet album.

Comme concepteurs musicaux, nous avons fait appel à Endemic — c’est un producteur anglais vivant aux USA qui a travaillé avec Sean Price, Killah Priest, Planet Asia, Roc Maciano, et bien d’autres ; ces gens bénéficient d’une certaine notoriété en matière de Boom Bap et de rap underground — et Anno Domini Beats (un collectif Nord-Américain de producteurs de rap ayant fait ses preuves dans l’underground). Parmi les invités, nous avons la présence remarquée de Ruste Juxx qui est l’un des princes de l’underground new-yorkais. Et les gens continuent de nous dire que nous lésinons sur les moyens en termes de qualité. On comprend qu’aucune œuvre n’est parfaite, mais parfois il faut s’abstenir de faire certaines critiques. Souvent le silence est d’or quand on ne veut pas paraître ridicule. Nous avons mis les moyens afin de sortir un produit aux standards de l’industrie du disque n’en déplaise à certains.

 

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Angeline 23/06/2017 18:37

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) merci