La fille de la terrasse du bar

Publié le par Nguema Ndong

La fille de la terrasse du bar

J’avais rendez-vous avec un ami pour une affaire. Quand Ali Bongo commence à parler de lutte contre la corruption et de gabegie, il vaut mieux changer de fusil d’épaule. Là, on a l’impression que les poules ont déjà des dents. Bref ! J’avais besoin d’un service, alors je suis arrivé au lieu convenu cinq minutes avant l’heure fixée. Vingt minutes après, mon ami n’était pas encore là. Quand on demande, on devient modeste. Je l’ai appelé et il m’a dit qu’il aura un retard de plusieurs minutes. J’ai compris que j’allais attendre indéfiniment. Afin de ne pas rester debout sous le soleil, mon dos commençait à me torturer, je décidai d’aller m’asseoir à la terrasse du bistrot d’à côté.

 

J’avais rendez-vous avec un ami pour une affaire. Quand Ali Bongo commence à parler de lutte contre la corruption et de gabegie, il vaut mieux changer de fusil d’épaule. Là, on a l’impression que les poules ont déjà des dents. Bref ! J’avais besoin d’un service, alors je suis arrivé au lieu convenu cinq minutes avant l’heure fixée. Vingt minutes après, mon ami n’était pas encore là. Quand on demande, on devient modeste. Je l’ai appelé et il m’a dit qu’il aura un retard de plusieurs minutes. J’ai compris que j’allais attendre indéfiniment. Afin de ne pas rester debout sous le soleil, mon dos commençait à me torturer, je décidai d’aller m’asseoir à la terrasse du bistrot d’à côté.

 

 

Assis tout en pianotant mon téléphone et buvant goulûment mon soda, on ne sort pas le vampire la journée, je vis une jeune femme devant moi. D'environ un mètre et soixante-dix centimètres (1m70), front and back-office en forme. Elle portait une minijupe (Mini falda comme disent mes amis de l'autre côté du Kyé) et un débardeur blanc en mode No Bra (sans soutif) de marque Fila. Ses longues jambes glabres comme le crâne de Bruno Ben Moubamba étaient interminables. Elle avait une frimousse d’ange. C’était une houri qui débordait de sex-appeal et qui manquait de classe, son air indigène et avalezing assombrissait ce portrait élogieux. Mais comme dit Mariama Bâ : « C’est de l’humus sale et nauséabond que jaillit la plante verte ». Something can happen (quelque chose peut se produire). Joue-moi, nkele (allons-y), comme disent les joueurs de Songo.  

Elle — Bonjour à toi joli garçon.

Moi — Bonjour à vous, madame.

Elle — Pas besoin d’avoir cet air solennel, tu peux me tutoyer. Je prénomme Gr. N’as-tu pas besoin de compagnie ? Un aussi bel homme ne peut pas rester seul. Attends-tu quelqu’un ? 

Moi — Oui, j’attends quelqu’un. Un ami pour être précis. 

Elle — Ah d’accord, je vois. Un ami ? hum ! J’espère que tu n’es pas à l’AJEV. 

Moi — Ah Ah Ah ! Moi homosexuel ? Ne me fais pas rire. Non, c’est pour affaires. Mais cela me fera plaisir d'être en ta compagnie pour tuer le temps. Mais dès son arrivée, je vais devoir te laisser si cela ne te pose pas de problème.

 

Sans me laisser le temps de lui donner la permission de s’asseoir, elle jeta son joli corps sur la chaise qui était devant moi.

Elle — Oh, tu ne m’offres rien ? M’envoya-t-elle prestement.

Moi — Attends, j’appelle la serveuse pour que tu passes commande.

 

Je fis signe à la serveuse qui vint à notre table pour prendre la commande de la jeune dame. Le malheur avec les biz avalezing, ces dernières manquent vraiment de classe et de tact, d’ailleurs c’est à cela qu’on les connaît. Sans se soucier de ce que je pouvais avoir dans ma poche, alors que je buvais un Djino Pamplemousse (600 francs), elle commanda une Desperado (1500 francs). 

Elle – Que fais-tu dans la vie ?

Moi — Ekié, tu ne connais même pas mon nom, mais c’est mon activité professionnelle qui t’intéresse. 

Elle – Excuse-moi, oh, je suis comme ça. Sinon quel est ton prénom ? 

Pour me payer sa tête, je répondis machinalement « Alain Claude ».

Elle — hein ? Comme l’autre-là ? 

Moi — Voilà, ma chérie comme Billy The Kid A.K.A. le Mandela de l’Ivindo.

 

La serveuse vint déposer la Despérado sur la table. C’est à peine si elle ne l’avait pas arrachée des mains de la pauvre afin d’avaler une de ces gorgées comme une personne perdue dans le désert qui tombe sur une oasis. 

Elle — Après le rendez-vous avec ton ami, que feras-tu ?

Moi — Il fait particulièrement chaud aujourd’hui, je vais rentrer chez moi.

Elle — Ekié ! Je pensais que j’étais la seule à avoir chaud. Mais on peut rentrer ensemble. On sent que tu dors dans la clim. J’en aurai vraiment besoin afin de me rafraîchir. 

 

À cet instant, tous les cours de morale et de politesse que j’ai appris à l’École Publique de mon village à Oyem et à l’école Catholique de Medouneu se sont retrouvés à la poubelle. 

Moi — Miss, on ne va pas rentrer ensemble. On ne se connait pas. Avec les Leona, les Félicia A.K.A Filigrane et autres Asheley du Gaz, tu penses que l'on invite encore n'importe quelle inconnue chez soi.  Mama, bois ta Desperado tranquille et zappe sur moi.

À ces mots, l’inconnue s’est levée et elle est partie comme elle est venue. 

 

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